7ob.squad, quand le streetwear bicrave de l’amour

7.obsquad

Partager de l’amour, c’est le projet de Rojin Açilan, une jeune bruxelloise de 21 ans qui vient de créer sa marque de vêtement 7ob.squad. Pleine d’ambitions, cette éducatrice en Maison des Jeunes crée des vêtements streetwear brodés à la main, et livrés avec un petit cœur dans un pochon. Style, foi, et volonté d’inclusion sont compatibles pour cette jeune entrepreneuse.

Tu peux expliquer un peu le nom de la marque ?

Le nom de la marque, c’est 7ob.squad . 7ob (prononcé « hob ») est un nom d’origine arabe qui veut dire amour. Si on veut une traduction littérale, c’est la team de l’amour. Il faut savoir que l’amour, c’est quelque chose dont j’essaie de m’inspirer au quotidien, pour vivre tout simplement. Je sais coudre. Je me suis dit que j’allais tester un combo avec les vêtements et la vidéo. Le 22 juin, c’est le lancement officiel de la marque et je vais diffuser un teaser, pour raconter la marque.

Pourquoi avoir choisi un nom en arabe ?

Ce n’est vraiment pas anodin. Je suis d’origine kurde. Je suis très passionnée par l’art islamique. La calligraphie arabe, c’est quelque chose qui me touche beaucoup.

L’amour c’est quelque chose de très tabou, un peu comme la bicrave

Peut-on concilier la mode et la solidarité ?

Bien sûr. À l’achat d’un T-shirt, je compte mettre des petits cœurs dans des paxons. C’est le concept de la marque. L’amour, c’est quelque chose de très tabou, un peu comme la bicrave (vente de stupéfiants). Je te donne un petit cœur, mais en soum (discrètement). Je trouve que la bicrave et l’amour, c’est un même délire. Ce n’est pas assumé, et j’aimerais que ça le soit.

Tu es éducatrice en maison de jeunes. C’est ton métier qui t’a donné envie d’envoyer un message positif ?

Rojin Acilan

Rojin Açilan, fondatrice de la marque.

Ça a joué beaucoup, mais c’est surtout mon parcours en général. C’est très intime. J’ai perdu une sœur quand j’étais plus jeune. Ça a énormément joué au niveau de ma foi. Je l’avais perdue. Depuis quelques années, je recommence à reprendre la foi en Dieu. Il y a beaucoup d’amour qui s’en dégage. C’est très personnel, mais je tiens à le dire, c’est quelque chose d’important pour moi.

Au niveau du design, comment définirais-tu le style de ta marque ?

Déjà, c’est une marque qui se veut streetwear. Je vais à chaque fois jouer sur un détail : la matière. Je vais utiliser des bandes réfléchissantes sur les T-shirts. Il y a un message aussi derrière. Imaginons qu’on se prenne en photo avec un flash, le but c’est de briller !

Tout le monde pourrait porter tes vêtements ?

Oui, mais j’avoue que j’ai des publics cibles, les jeunes, et même les femmes musulmanes. Dans le sens où,  si je suis amenée à faire des pulls, je les ferai assez longs pour qu’ils arrivent en dessous des fesses. Pour les femmes qui sont désireuses de s’habiller plus long par exemple.

Propos recueillis par Parissa Javanshir

7ob.squad

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