Dour Festival : L’or du commun, Hugo TSR et cie en feu

Dour Festival 2018

Ce vendredi 13 juillet, on arrivait déjà à la mi-festival de cette 30e édition de DOUR. L’occasion de chiller avec le beau temps et de voir quelques-uns de nos rappeurs favoris.

On a commencé la journée par une découverte : le jeune Liégeois Venlo, dans le cadre des FiftyFifty sessions, nous a offert sa fraîcheur et des exclus. Un rappeur posé et technique qui pourrait faire parler de lui à l’avenir. En attendant vous pouvez écouter son dernier EP « Sang-Froid ». Avant d’enchaîner par d’autres Belges à la Last Arena avec L’Or du Commun. Clairement le groupe de rap le plus énergique depuis le début de cette édition ! Loxley, Swing et Primero ont mis la gomme et déclenché des pogos de feux.

 

Les suivants ont eux aussi fait de la scène leur terrain de jeu : les incroyaux Caballero & Jeanjass. Toujours les mêmes, frais et drôles, les deux compères ont joué leur dernier album loin d’être dégueulasse, tout en l’agrémentant de leurs bangers passés tels que « TMTC » et « Sur mon nom ». À l’aise.

Tour du monde du rap : de l’Indonésie au Québec

Un rapide détour du côté du jeune Indonésien de 18 piges Rich Brian nous a convaincus qu’il fallait encore qu’il travaille sa performance scénique, lui a qui donné l’impression de s’être mis au rap la veille, malgré une maîtrise des danses fortnite impressionnante. 

Notre tour du monde du hip-hop se poursuit puisqu’on va porter une oreille au Québécois Loud au Labo. Il rappe tantôt en français, tantôt en anglais, toujours avec l’accent. Un gros show, conciliant son sens indéniable de la rime et des punchlines avec des refrains chantés parfaits pour ambiancer un public qui ne le connaît pas forcément.

 

Petit temps mort pour se poser avec une frite devant le reggae enchanteur de Protoje. Une grande part du public porte également un gros cône à la main, de la couleur du gazon de la Last Arena sur lequel on est affalés.

22h30 et c’est l’heure d’aller voir le mystérieux Hugo Tsr, accompagné de Vin7 et Omry qui forment le reste du TSR Crew. Bondée, la Boombox a vibré au rythme d’un boombap précis et sombre, peignant la réalité du 18e arrondissement de Paname. Ils enchaînent les désormais classiques comme « A quoi ça rime » ou « Coma artificiel », portés par un public fidèle depuis plus de 10 ans, backant Hugo tout le long du show. Comme ils aiment le rappeler, tout ça « sans playback » et sans autotune, juste de l’authenticité. TSR Crew l’art de la rime vandale.

Rassasié par tous les bons artistes que l’on a pu entendre au long de la journée, on est parti faire dodo, comme d’habitude bercé par la musique qui continuait de résonner au loin. Pour se préserver en vue de la programmation gargantuesque de samedi. À demain.

Simon Virot

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