LayFullStop, un talent made in Manchester

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Jeune artiste de Manchester et récemment diplômée en criminologie, LayFullstop nous a accordé une interview. La proche d’IAMDDB regorge de talent et est prête à nous fournir notre dose en musique. LayFullStop raconte sa rencontre avec Kendrick Lamar, sa vision de la scène musicale britannique et plein de choses encore, le tout à déguster sur Alohanews.

Salut LayFullStop ! Peux-tu te présenter pour les lecteurs qui ne te connaitraient pas ?

Hey, Je suis LayFullStop, une chanteuse Hip-Hop/Soul de Manchester, Bup to the buupbuupBUP !

D’où vient le nom de LayFullStop ?

Tout a commencé avec mon grain de beauté. Quand j’étais petite, je le détestais parce que les gens disaient que c’était un point noir et ce genre de choses te touche profondément à l’âge de 10/11ans. Lorsque j’ai commencé à évoluer dans le monde de la musique, j’ai réfléchi à un nom qui aurait du sens pour moi. D’ailleurs j’ai toujours dit que ma plus grande insécurité serait mon grand atout. C’est ainsi que ce grain de beauté est devenu « FullStop » et aujourd’hui non seulement j’aime mon grain de beauté, mais il a évolué et je trouve que c’est très beau !

Ton univers artistique est très large. De la Soul au Jazz et Hip hop ta voix traverse les frontières, comment définirais-tu ton identité musicale et quelles sont tes inspirations ?

Je n’essaye pas de définir ma musique parce que je pense que cela crée des frontières ou des attentes, mais je l’associe aux genres Hip-Hop/Soul, notamment des inspirations comme Erykah Badu, Slum Village et toutes les reines du Hip-Hop comme Queen Latifah, Left-Eye, etc. Je suis également inspirée par les groupes de Jazz fusion japonais dont mon préféré est le groupe Casiopea ensuite je traine sur Skepta ou Lilly Allen ainsi que sur de nombreux artistes des années 90.

 

Tu viens de finir tes études, comment as-tu fais pour gérer ta carrière et ta vie étudiante en même temps ?

Ce n’était pas très difficile en première année à l’université. Je m’adaptais à la vie étudiante et je pense que j’avais beaucoup de temps à consacrer à ma créativité. Je n’ai jamais été une personne très sociable donc à l’université je consacrais 50% de mon temps aux études, 50% à ma vie sociale. Je ne vivais pas dans un kot et je n’ai pas fait de gros efforts pour me faire des amis comme je me sens bien avec moi-même, donc je n’ai pas eu cette pression d’être sociable à l’université. Toutefois, je suis un être humain, donc j’aime être entourée de personnes, mais j’avais tendance à choisir le bon moment et je me contentais de cela. Mais en 3e année, j’ai décidé de consacrer 100% de mon temps à mes études, car j’adorais mes cours (Psychologie et Criminologie) et je voulais en apprendre le plus possible avant de quitter l’unif. En plus, j’ai toujours su que je pourrais faire de la musique à chaque fois que j’en avais envie, car c’est ma passion.

Ma rencontre avec Kendrick Lamar était une expérience incroyable

Kendrick Lamar a été attiré par ta musique lors d’un concert, est-ce que tu pourrais nous décrire votre rencontre ?

Ma rencontre avec lui ne s’est pas tout à fait déroulée lors d’un concert pour être honnête. Je l’ai rencontré au cours d’un événement organisé par Brighter Sounds dont un des organisateurs est mon ami Tunde Adekoya, cette association organise différents événements avec la participation de nombreux jeunes artistes de Manchester. Lors de cet événement, nous avons passé la journée à interagir avec différents artistes et apprécier le hip-hop. À la fin de la journée, Kendrick Lamar est arrivé et s’est joint à nous. C’était une ambiance de dingue et je sais que tous ceux qui y ont participé s’en rappelleront toujours. C’était une expérience incroyable.

Comment est-ce que tu décrirais la scène musicale anglaise ?

Je pense que cela s’est grandement diversifié. Je me rappelle qu’en grandissant il y avait cette idée que le Royaume-Uni était cet endroit où l’on faisait de la musique, mais pas assez bien qu’aux États-Unis. Ensuite, la Grime (courant musical) est apparue sur la scène et a aidé à éduquer les personnes sur notre culture. Mais à l’heure actuelle, il semblerait y avoir du mouvement et nous sommes enfin reconnu comme un pays qui recense/accueille plusieurs types de genres musiques comme la soul, le RnB et le hip-hop etc.

Dans la musique Ying Yang tu dis « make sure that you see the good everyday » (sois sure de voir le bien chaque jour), es ce que c’est ta philosophie de vie?

J’essaye de m’y tenir, mais je m’accorde de vivre le moment présent. Si je déprime, je m’autorise à le faire plutôt que de le cacher et de prétendre que tout va bien, mais ensuite je retrousse mes manches/ je me secoue et j’y retourne. Et le « bien » est une notion subjective, car ce qui est bon pour quelqu’un peut ne pas l’être pour une autre personne donc il s’agit de trouver ce qui est bon pour soi-même, que ça soit grand ou petit, il suffit de transformer le en véritable bonheur.

 

Dans le son Intact tu dis “si tu vivais ce que je vis tu ne rirais probablement plus jamais” pourtant tu as l’air d’être une personne joyeuse, ou trouves tu la force pour passer au-dessus des difficultés ?

En fait cette phrase est un peu ironique. C’est parce que j’habite à Manchester et qu’il pleut tout le temps, mais il y a toujours une ambiance dynamique, c’était pour rendre hommage à cela. Étant une personne calme, parfois, je ne prends pas en compte mes sentiments jusqu’à ce que j’écoute ma musique, j’essaye d’écrire aussi librement que je peux, donc cela rend les paroles honnêtes. Pour moi le plus important c’est ma famille, je veille à passer beaucoup de temps auprès d’elle, ils sont ma source et à chaque fois que je me sens perdue je retourne à ma source.

Quel est la suite pour toi artistiquement ?

J’ai terminé l’unif il n’y a pas longtemps, donc je consacre mon temps à la musique et sur ma créativité ! Faire plus de concerts et d’exploration, mais je compte passer mon temps dans le studio donc attendez-vous à de nouvelles chansons !

ENGLISH VERSION

LayFullStop, a talent made in Manchester

Young artist from Manchester and recently graduated in criminology, LayFullStop gave us an interview in order to discover her. IAMDDB’s good friend overflows with talent and is ready to provide us with our dose of quality music. LayFullStop tell us about her encounter with Kendrick Lamar, her vision of the music scene in Britain and lots more, all to be tasted on Alohanews.

Hi LayFullStop ! Can you introduce yourself to the Belgian public?

Hey, I’m LayFullStop and I’m a Hip-Hop/Soul vocalist, from UK Manchester, Bup to the bupbuupBUP!

How did you come up with LayFullStop, your artist name?

Erm, it started with my beauty spot. When I was kid, I hated it, absolutely hated it because people used to call it a mole and stuff and when you’re like 10/11 years old, those things cut deep haha. But when I started to develop in music and I was thinking about a name that meant something to me, I always say that it was making my biggest insecurity my biggest asset. So the beauty spot became ‘FullStop’ and now not only do I love my beauty spot, but it’s grown into something more and I find that really beautiful.

You draw inspiration from a wide range of genres, including soul, jazz and hiphop and your voice really cuts across these boundaries. How would you then define your musical identity, and who are your greatest inspirations?

I try not to define my music because I feel like it sometimes creates boundaries and expectations, but I do relate to a lot of Hip-Hop/ Soul with inspirations like Erykah Badu, Slum Village and all the Hip-Hop Queens e.g. Queen Latifah, Left-Eye etc. But I’m just as inspired by Japanese jazz fusion bands, my favorite called Casiopea, then I’ll be skanking to Skepta and Lilly Allen along with a whole bunch of 90’s music.

You just finished your studies, how did you handle your career and your student life at the same time?

Well, the first year wasn’t too bad. I was still adjusting to being in uni and I think I had a lot more time to be creative. I never really was a social person, so with uni it was 50% academics and 50% social life. I didn’t live in accommodation or really make an extra effort to make friends as I’m pretty comfortable by myself, so I never had that pressure to be social during university. But I’m still human, so I still craved being around people, but I would just choose when that would be and I’d be content with that. But by third year, I just decided to give 100% to my studies, because i loved my course (Psychology/ Criminology) and I just wanted to gain as much as I could before I left. Plus, I always knew that I could do music whenever I wanted because it was my passion.

My encounter with Kendrick Lamar was an amazing experience

Kendrick Lamar has been impressed by your performance during a concert, can you tell us more about this encounter?

Well, my encounter with him wasn’t exactly a concert to be fair, it started as a workshop facilitated by Brighter Sounds led by my good friend Tunde Adekoya, they host different events involving young musicians from Manchester. We had the whole day to interact, network with different artists and just appreciate hiphop, near the end during the cypher Kendrick Lamar came in and just started joining in! It was a complete vibe and I know it was a day for everyone involved, they’ll never forget. An amazing experience.

How would you describe the music scene in Britain?

I think it has become hugely diverse. I remember growing up, there was this acceptance that Britain was this place that did music, but just not as good as America. And then grime came on the scene and helped educate people about our culture here. But now, there seems to be a definitive movement and we’re finally being recognized as a place that holds loads of different types of music such as soul, RnB, hip-hop etc.

In the song Ying Yang you say « make sure that you see the good everyday », is that your life motto?

I definitely do try, but I also allow myself to live in that moment. If I’m down, I allow myself to be down, rather than mask it and pretend that everything’s alright, but then I shake myself up and go again. And the ‘good’ is subjective, what may not be good for someone, may not be good for someone else..so it’s being able to find your own good, however big or small and turning that into true happiness.

You come across as being a very cheerful person, but in one of your songs, Intact, you sing “If you’re living what I’m living then you probably never laugh again”, which is a very loaded verse. So, where do you find the strength in overcoming your issues?

Well, that line is kind of ironic. Because I live in Manchester and it rains here all the time, but there is always a cheerful vibe here, so it was paying homage to that really. But because I’m a quiet person, sometimes I don’t realise my feelings until I listen back to my music, because I try to write as freely as I can, so it’s usually the most truthful. But I think the most important thing is my family, I make sure I spend a lot of time around my family, they’re my foundation and anytime I feel lost I go back to my foundation.

What are your future plans in terms of your music?

I’ve not long finished university, so I’m just using this time to concentrate on my music and be creative again…Do more shows and more exploring, but I’ll be spending my time in the studio so look out for new music!

Propos recueillis par Gaëtan Lecouturier

Traduction : Tatiana Pieters & Romina Laurent

Gaëtan Lecouturier

Gaëtan Lecouturier

Gaëtan, jeune métisse. Gaillard passionné de musique et de politique.

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