[INTERVIEW] Eddy Ape, la douce folie

Eddy ape est une vague de fraîcheur au sein du rap belge. D’origine bruxelloise et membre du collectif « L.M.I », le rappeur a sorti un premier projet en 2017 qui s’intitule « Smooth Radio ». Un EP sous forme d’émission radio où la folie et la douceur des mots y sont conjuguées. Lumière sur ce personnage qui va faire parler de lui.

Comment tu es venu à faire de la musique ?

C’est en majeure partie grâce à mes parents que j’ai pu bénéficier de cette ouverture musicale. Mon père écoutait principalement du jazz, du blues, tandis que ma mère, elle, c’était plus la variété française. Autant dire que j’ai été drillé à deux sauces très intéressantes.

Je suis tombé dans le rap parce que justement mon meilleur ami qui est aussi mon ingénieur de son, m’a amené une fois dans le studio de son cousin et ça m’avait vendu du rêve ! Et depuis ce moment-là, le rap a pris une grosse partie de ma vie.

 

Après avoir écouté un peu ce que tu faisais, ce qui m’a principalement frappé c’est ta facilité à changer d’univers à travers tes sons. Tu passes de sons « Turn up » à des sons beaucoup plus « chill » et atmosphériques. Je me suis alors demandé, est-ce que l’on peut te qualifier de rappeur tout terrain?

Rappeur tout terrain… (Rires). Oui on peut dire ça, mais est ce que c’est cool de se définir en tant que rappeur tout terrain? Sincèrement je ne peux pas encore répondre à cette question. Peut-etre qu’avec le temps je saurai y répondre, mais pour l’instant on peut la mettre en suspend ? (Rires).

J’ai également pu constater que tu chantais énormément dans tes sons. Est-ce que tu as pour objectif de te lancer dans le chant?

C’est vraiment au feeling. Quand j’entends une prod, je me laisse emporter et c’est vrai que la plupart du temps je chante. D’ailleurs tu peux demander a mes potes je ne fais que ça. C’est inconscient, ça vient naturellement et franchement j’adore ça (Rires).

Ta musique fait souvent référence aux femmes, mais pourquoi ce rapport aussi fort à la gent féminine?

C’est vraiment au feeling quand j’écris, mais c’est vrai que les premiers thèmes qui me viennent à l’esprit tournent autour de la femme. Pourquoi, et bien visiblement parce qu’elles m’inspirent. Après ce n’est pas plus pervers que ça, bien au contraire. Parce que c’est vrai que, parfois, les gens écoutent mes sons ils se disent « lui c’est un pervers  » où  » c’est un gars comme ça, c’est un salaud ». Mais non pas du tout ! C’est juste au feeling, c’est une inspiration.

T’as sorti ton premier E.P , « Smooth Radio » un concept assez original ou tout est présenté sous forme d’une radio, et est ce que tu peux nous en parler de ce projet?

Il faut savoir que Smooth Radio est un délire que j’avais sur mon Snapchat. Avant, j’avais une petite communauté et je voyais que la plupart des sons que les gens repostaient ou écoutaient c’était des trucs assez thug, assez commerciaux, avec un truc ou il n’y avait pas beaucoup de recherche. Donc moi je me suis lancé dans un délire Smooth Radio où je passais du temps à essayer de faire découvrir les sons que mes parents écoutaient, des sons un peu Rnb, Jazzy. Et après je me suis dit que mon premier projet fera référence à mes délires Snapchat, je vais essayer de faire ma propre radio ou le présentateur sera « Ape »(en référence au singe sur la cover). Je ne sais pas si les gens ont compris, mais dans mon projet, ce n’est pas moi qui présente, c’est le singe (Ape), qui est le « moi » qui est dans ma tête. Je n’ai pas encore trouvé la bonne manière d’expliquer ça, mais en gros c’est un personnage.

Ensuite au niveau du contenu du projet, il n’y a pas un seul son trap, c’est des morceaux assez doux, calmes, quelque chose qui me ressemble. Et aussi, il faut dire que ce sont des sons que j’ai écrits depuis longtemps. C’est vraiment mon bébé Smooth radio.

La suite d’Eddy Ape ?

Un prochain projet sortira bientôt, mais je ne peux pas encore te dire de date. J’ai du mal à respecter les échéances (Rires).

Propos recueillis par Mathieu Gelain

Nikita Imambajev

Nikita Imambajev

Fondateur & rédacteur en chef d'Alohanews. Convaincu que le regard d'un jeune banlieusard sur le monde peut-être une alternative. L'urbain pour étendard.

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