HornDogz, le groupe à la ceinture noire de funk fou !

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Sourire aux lèvres, claquements de doigts et petits pas débonnaires, le groove funky est encore dans l’air. Le groupe HornDogz arrive dans ce rapgame comme un chien dans un jeu de boules. A travers des instruments maitrisés à merveille, l’esprit jazzy/soul devient le métronome du nouvel album « Wooof », sorti le 31 mars dernier. Alohanews est parti à la rencontre du trio français qui ravive la flemme du old school.

Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, qui sont les HornDogz ?

Les membres de Horndogz sont RIco « Adiko » Kerridge, Eric « Shrizzaledic » Rohner et Gil « C Freak » Garin. Rico porte différentes casquettes. Il est guitariste, compositeur, chanteur et producteur. Eric « Shrizzadelic » Rohner, quant à lui, est saxophoniste, chanteur, rappeur et compositeur. Et finalement Gil qui est à la fois trompettiste, arrangeur et chanteur à ses heures perdues. Nous nous sommes connus il y a un bon moment lors de l’aventure Malka Family, et jouons aussi ensemble dans les Gréements de fortune.

Votre projet « Wooof » vient de sortir, comment s’est concrétisé cet album débordant de groove ?

 Le projet s’est construit petit à petit. Nous avons d’abord composé des morceaux à trois. Grâce au studio d’Adam Bastard, ingénieur du son et fondateur du label Uptone records, nous avons donné vie à nos compositions. Ensuite, nous avons contacté les artistes que nous voulions inviter sur chacun des morceaux. Après avoir sorti un single, « Movin’on », suvi de l’EP « Dogfood volume 1 » en vinyle, il était temps de tout balancer! Il faut savoir que « Wooof » est « fait main », entièrement en autoproduction. Le résultat nous satisfait.

Une production française aux sonorités afro-américaines

Que ce soit à travers le nom du projet ou le nom du groupe, vous faites souvent référence aux chiens. Une espèce de « caninophilie ». C’est quoi le délire ?

Hé bien parce qu’on ne lâche pas le morceau! Il faut une mâchoire de pitbull pour arriver à ses fins quand on est pas soutenu par une grosse structure! Ensuite, pour honorer Lige Curry, bassiste du P-Funk All Stars, qui est notre parrain. Il est à l’origine du nom du groupe suite à un jeu de mots intraduisible : des « chiens avec des cuivres », de ceux qui reviennent par la fenêtre quand on les a mis à la porte! Il faut savoir que le monde canin a toujours fait partie du hip-hop ou de la funk avec toute une imagerie bien à elle. En passant par Snoop Dogg ou par le morceau « Atomic dog » de Clinton, le chien a toujours eu une place !

Le single phare, « Movin’ on », apporte une vibe et une ambiance d’antan, pouvez-vous nous parler de la rencontre avec les artistes présents sur la track  ?

Les HornDogz en pleine prestation.

Le morceau est inspiré du « Move on up » de Curtis Mayfield, que nous reprenons par ailleurs sur le disque avec Bibi Tanga au chant. « Movin’ on » est l’un des morceaux les plus live de l’album. Aucun sample ni de programmation ! Nada !

Nous avons amené le morceau à Londres, pour y enregistrer les voix de Ty et Breis, artistes importants de la scène hip-hop et afro beat outre-manche. C’est Eric qui nous les a présenté. Il a vécu à Londres quelques années et a eu l’occasion de jouer avec eux. Ils convenaient parfaitement au morceau. Ce sont de rappeurs soucieux de tirer les jeunes vers le haut, bien loin des conneries à la Rohff-Booba. De retour à Paris, nous avons confié la partie chantée à Peeda, un chanteur de gospel qui a déjà bossé avec nous. Tous partagent le message du morceau : aller de l’avant, se bouger et ne pas se complaire dans la loose….

Votre son s’inscrit dans une mouvance jazzy/soul. Quelles sont vos inspirations musicales ?

Oula il y en a un paquet ! Des inspirations qui vont de Jimi Hendrix, James Brown, Miles Davis, Herbie Hancock ou Miles Davis pour les plus anciennes, au P-Funk de George Clinton, à D’Angelo, les Roots, en passant par Pharcyde, Prince, etc.

En France, la soul et le funk reprennent des couleurs avec Bibi Tanga, Electro deluxe, Léna & the deep soul et tant d’autres…

A travers ce rap vintage, quel genre de public se retrouve dans vos morceaux  ?

Un public large, on l’espère, qui a envie de découvrir autre chose que juste le son du mois ou de la semaine, et qui ne sonnera plus le mois suivant. Des gens qui ont envie de danser, de voir de  vrais musiciens suer pour eux en respectant l’héritage des grands du funk et du hip hop sans verser dans le rétro. Nos concerts ont un son bien actuel, assez électro, avec beaucoup d’énergie…et sans la grosse tête en prime!

Propos recueillis par Nikita Imambajev

Nikita Imambajev

Nikita Imambajev

Fondateur & rédacteur en chef d'Alohanews. Convaincu que le regard d'un jeune banlieusard sur le monde peut-être une alternative. L'urbain pour étendard.

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