Un sac en toile destiné à se moquer de ceux qui ont peur de l’arabe

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« Ce texte n’a pas d’autre but que de terrifier ceux qui ont peur de la langue arabe». Cette inscription loufoque en arabe figurait sur un sac en toile dans un métro à Berlin. Décryptage d’un buzz pas comme les autres.

twitter-logo_2Mouâd Salhi

Comme en témoigne ce tweet, on y voit un homme posé dans le métro berlinois avec un sac en toile peu commun. Ce dernier a fait le buzz et a été partagé plus de 80.000 fois en moins d’une semaine.

En ces temps troubles, un rien peut faire tomber la société dans la psychose. La langue arabe ferait peur. Un jeune étudiant irakien en a notamment fait les frais aux États-Unis. Ce dernier avait été viré de l’avion dans lequel il embarquait pour la simple et bonne raison qu’il parlait en arabe avec son oncle au téléphone pour lui raconter sa journée.

Et si la solution du mieux vivre-ensemble devait passer par l’humour ? La conception de ce sac est une idée de Rock Papers Scissors, une entreprise basée à Haïfa, fondée par deux jeunes créateurs palestiniens. Sana Jammalieh et Haitham Charles Haddad ont expliqué leur projet au média australien SBS en ces mots : « L’arabe, c’est notre langue, une part de qui nous sommes, et nous pensons que ça devrait être une partie de notre paysage ». L’arabe étant une des deux langues officielles d’Israël avec l’hébreu. Ils fustigent le fait que « quiconque porte un tee-shirt avec des mots en arabe dessus fait une déclaration politique ».

Lors d’une interview accordée à AJ+, Sana indique que leur volonté est de casser les stéréotypes qu’ont certaines personnes et médias envers la langue arabe. Quant à Haitham, ce dernier voit leur création comme une expérience sociologique qui a pour but d’analyser la réaction qu’ont les passants en voyant un sac avec des inscriptions en arabe. À tous ceux qui ont été pris la main dans le sac de l’intolérance, il n’est pas encore trop tard pour se raviser.

Mouâd SALHI

Mouâd Salhi

Mouâd Salhi

Journaliste pour Alohanews, d'ici et d'ailleurs, passionné par la géopolitique, a un stylo comme épée et comme maître mot la justice.

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1 Réponse

  1. jean dit :

    S’ils sont basés à Haïfa, et qu’ils y font du commerce créatif (sous-entendu : ils fabriquent des sacs pour bobos qu’ils vendront au prix de l’or), ils ne sont certainement pas palestiniens, mais israéliens. Ils sont nés en Israël, ont un passeport israélien, ont étudié en Israël, payent leur impôts en Israël, vivent en Israël, et continueront à y vivre.

    Pourquoi mentez-vous en affirmant qu’ils sont palestiniens ?

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