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En tant que racisé, est-ce qu’il faut accepter les micro-agressions du quotidien ?

En 2018, le débat sur le racisme et les discriminations est toujours aussi animé. Des mouvements citoyens anti-racistes se forment d’années en années avec leur lot de stratégies et d’idéaux pour faire bouger les lignes en vue d’une société plus égalitaire. Aujourd’hui, les termes « racisé », « racisation », « racialisation » ainsi que d’autres déclinaisons font partie du débat et dépassent le cadre universitaire, un espace qui fait exister ces concepts avec toute leur complexité. Pour certains, ces termes sont utiles, pour d’autres réducteurs. Pour Françoise Vergès, politologue et auteure du livre « Le ventre des femmes : capitalisme, racialisation, féminisme », « des groupes et des individus font l’objet d’une « racisation », c’est-à-dire d’une construction sociale discriminante, marquée du négatif, à travers l’histoire. » Il ne s’agit donc pas du tout de « race » dans sa conception biologique. Mais quels sont les processus de racisation ? Ce sont les « différents dispositifs – juridiques, culturels, sociaux, politiques – par lesquels des personnes et des groupes sont étiquetés et stigmatisés », indique Françoise Vergès. « Racisé(e) » n’est donc pas une notion descriptive mais analytique et la racisation produit des formes spécifiques d’exclusion (tout comme le genre et la classe). 

Quoi qu’il en soit, le racisme a, malheureusement, encore de beaux jours devant lui. Il peut se cacher dans des réflexions « anodines », quotidiennes, dans des blagues de mauvais, etc. Est-ce qu’il faut s’y faire ? Sur Twitter, un internaute sous le pseudo « JauneHomme » a répondu à cette question, avec la verve de son temps :

 


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