Lynda, la jeune artiste du Wati B

A l’occasion de la sortie du film « La Pièce », premier film réalisé par Dawala, le patron du Wati B, une B.O sort dans la foulée. Sur la galette, on peut retrouver Lynda sur le titre « On s’y fait » avec un certain Maître Gims. Nous avons rencontré la jeune artiste. 

twitter-logo_2Alexis Denous

Tu as commencé ta carrière musicale très tôt. Comment tu es tombée dedans ?

Toute petite déjà j’étais bercé par la musique. Mon père jouait, et joue encore, de la guitare et mon oncle travaillait à l’époque dans un conservatoire. Cela a toujours été quelque chose de très présent dans ma famille et ça m’a pratiquement bercé toute mon enfance ! Par la suite j’ai commencé par faire quelques scènes de quartier puis je produisais en parallèle des sons sur YouTube.

Justement, tu as débuté par des scènes de quartier. Y a-t-il des choses que tu retrouves au quartier et pas sur les grosses scènes ?

C’est toujours la même sensation. Un peu de stress et d’excitation. Mais tu ne vas peut-être pas me croire, j’ai plus d’appréhension à en faire [des scènes de quartier], où il y a 10 personnes que devant 10 000 personnes. C’est assez spécial et je kiff vraiment, je ne veux absolument pas décevoir. Par ailleurs, je suis toujours très investie au quartier, via des associations, etc… c’est important pour moi.

Ta passion était-elle difficile à concilier avec ta vie, les cours, etc.?

C’était assez bizarre au début, mais on se fait facilement à faire ce que l’on aime ! Pour les cours c’était assez relou par contre. Par exemple, quand je faisais les scènes avec Sexion d’assaut, je devais avoir 17 ans, j’étais en terminale. C’était compliqué quand je devais aller à mon cours de maths à 8h ! Certains profs connaissaient ma double vie donc c’était assez cool. Et puis, quand j’avais la flemme d’y aller, je faisais mes mots d’absence j’écrivais « shooting photo » ou « journée studio » et ça passait.

Ta famille t’a aidé ?

Oui. Surtout ma grande sœur, elle m’a toujours poussé. Et d’ailleurs, c’est elle qui gère mes réseaux sociaux. Mes parents, eux aussi, m’ont énormément supporté. Bon, d’un côté ils m’ont aussi beaucoup poussé dans ma scolarité : je devais avoir au minimum le bac. Une fois obtenu, j’ai voulu suivre une formation d’éducatrice spécialisée, mais impossible avec la musique qui me prenait trop de temps. Je ne pouvais pas concilier musique et travail et j’ai tout donné. Je suis parti 15 jours à la fac, mais c’était vraiment histoire. Que veux-tu que je fasse dans un amphi de 200 personnes ? J’étais sur mon téléphone en train d’écrire des morceaux.

Raconte-moi ton cheminement jusqu’au label Wati B.

Je reprenais des sons et j’écrivais quelques petits morceaux sur ma chaîne. Ce qui m’a valu d’avoir une certaine notoriété et une petite fan base. De fil en aiguille, et à force de rencontres, j’en suis venu à rencontrer mon manager actuel puis la connexion s’est faite avec Dawala,… et me voilà aujourd’hui. J’étais vraiment très, très, très contente, mais je ne réalisais pas encore ! Aujourd’hui je réalise la chance que j’ai eue. Et au niveau de l’équipe c’est très cool, ambiance famille, vraiment.

On dit que le premier album est la carte d’identité d’un artiste. Tu sors le tien courant 2017. Il y a quoi sur ta carte d’identité ?

De la sincérité, avant tout. Je me suis vraiment posé sur cet album, il est plein de couleurs comme moi, un vrai arc-en-ciel !

Il y a une certaine protection à se produire avec le label Wati B. Tu es bien entouré, ça te préserve d’énormément de choses. Là, avec ce premier projet, tu te lances seule. Comment tu le vis ?

Là je kiffe, vraiment. Je pense que ce sera plus difficile une certaine notoriété passée. Quand je serais plus exposée, plus visible. Là je kiffe, même si l’on m’arrête dans la rue. Des fois je ne suis pas habillé, pas maquillé, je suis avec ma baguette de pain, on me demande une photo… voilà ! De toute façon je suis assez proche de mes fans. D’ailleurs en tournée c’est moi qui reçois le plus de cadeaux !

Tu as d’ailleurs sorti un son qui a pas mal cartonné, avec Maitre Gims, « On s’y fait ». À l’écoute des paroles, il en ressort un sentiment assez particulier, entre résignation et espoir. À t’écouter, on se fait à tout, le manque d’argent, les soucis familiaux… Quand est-ce qu’on arrête de s’y faire ?

[Rires] Ce son, c’est avant tout pour dire qu’il y a des aléas, des barrières, des épreuves dans la vie et qu’il faut savoir les surmonter. Il ne faut pas se résigner, mais savoir accepter ces épreuves et les surmonter. C’est un message d’espoir, la vie n’est jamais simple, il faut savoir passer au-dessus.

Tu te vois où dans 5 ans ?

Sur scène avec mon public et mon nom en tête d’affiche.

On te le souhaite, merci Lynda !

Propos recueillis par Alexis DENOUS

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